BITCHE

Marché couvert : une étape décisive

Opération impressionnante, hier matin, à l’ancien ordinaire, sur le site du 4e cuir. Deux immenses grues ont été déployées pour fixer l’armature de 23 tonnes qui doit supporter la verrière du marché couvert.


La tâche est délicate. « Les chaînes doivent être réglées au millimètre près pour fixer correctement les immenses pièces de béton armé », indique Gérard Missler, adjoint au maire en charge des travaux. Les ouvriers ont dû s’y reprendre à plusieurs fois. Hier matin, à l’ancien ordinaire, sur le site autrefois occupé par le 4e régiment de cuirassiers, l’opération a été impressionnante. Deux immenses grues des sociétés de travaux publics Grébil et SML ont été déployées pour arrimer l’armature en béton qui doit supporter, demain, l’immense baie vitrée du marché couvert.

23 t de béton armé

Les deux blocs en béton armé, qui pèsent chacun 11,4 tonnes, ont été auparavant fabriqués en usine au Luxembourg. Ils ont été fixés avec des tiges métalliques. « Ils sont surdimensionnés pour ajouter un cachet esthétique à la baie vitrée », confie Christophe Schindler, l’architecte de ce projet installé à Guising. La structure intermédiaire de la verrière sera réalisée en lamellé-collé. Avant sa mise en place, une entreprise spécialisée doit intervenir ce matin pour vérifier tous les métrages. « Car il y a toujours de petits écarts entre les plans et la fabrication », ajoute le concepteur.

L’immense baie vitrée inondera de lumière la halle. « La façade vitrée, accueillante, marquera aussi l’entrée des lieux », ajoute Christophe Schindler. Deux portes coulissantes seront créées pour permettre le passage des véhicules. Deux portes seront également réalisées pour laisser passer les badauds. Dans ce projet, la commune investit un peu moins de 450 000 €. Elle a reçu des subventions du département et de l’Etat.

Le marché couvert devrait ouvrir au mois de mai. « Nous avions fait le tour des producteurs des alentours, il y avait une forte demande , indique le maire de la ville, Gérard Humbert. Nous souhaitons privilégier les circuits courts, dans un rayon de 50 km autour de Bitche. » Les producteurs viendront du Pays de Bitche, de la région de Sarreguemines, de proche Alsace ou d’Allemagne.

​© Républicain Lorrain
Publié le 07/02/2017